Exquises Esquisses
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Le podcast qui vous fait découvrir et comprendre les coulisses des métiers de la création au travers d’entretiens d’artistes passionnés.
Alexandre Soubrier reçoit régulièrement un artiste qui vient parler de sa vie, de ses projets, de ses inspirations et de ses aspirations.

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    N°13 - Vincent Lagadrillière, musicien

    Savoir où l'on va, puis se perdre pour enfin se retrouver. Si vous suivez ce podcast, vous aurez sans doute compris qu'il n'est pas toujours facile de répondre à cette petite voix qui nous pousse à faire de la création visuelle ou sonore. Il y a souvent cette pression sociale extérieure qui tente de nous faire entendre raison et qui ne comprend pas toujours nos choix.

    Alors on prend des chemins rassurants sans trop nous éloigner de notre but initial. Et en musique, les chemins sont souvent tortueux, peut-être plus que dans l'image. Mais on s'y retrouve. Et parfois on s'y perd.

    C'est ce dont s'est aperçu mon invité, Vincent Lagadrillière, musicien, qui nous explique son chemin musical, sa perte d'identité sonore et ses retrouvailles avec lui-même.

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    N°12 - Marie Laure Cruschi, aka Cruschiform, illustratrice et autrice

    Dis-moi, c'est quoi le talent, en fait ?
    Ce jour-là, dans ma librairie habituelle, je flâne comme souvent pour regarder les livres d'art. Et comme souvent, je les feuillette sans vraiment y prêter attention. Souvent les mêmes artistes des siècles passés, souvent les mêmes textes rébarbatifs. Enfin, je ne sais pas trop, je lis rarement les textes dans les livres d'art...

    Ce jour-là garde la trace d'une soirée d'automne un peu grise battue par la pluie et les feuilles mortes, qui voyait les pigeons abrités sous les auvents se refléter sur l'asphalte mouillé des trottoirs de paname.

    Ce jour-là n'est pourtant pas resté gris très longtemps quand j'ai pu ouvrir ce livre sur les cabanes. Un livre magique qui opère comme une madeleine. Et qui nous emporte dans un autre monde.

    Ce jour-là vît naitre mon admiration pour le travail de son illustratrice, également autrice de livres imagés pour enfants de 7 à 77 ans.

    J'ai eu l'immense plaisir de la recevoir sur ce podcast. Elle s'appelle Marie-Laure Cruschi, plus connue sous le nom de Cruschiform, et ne nous a pas parlé un seul instant de bricolage.

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    N°11 - Jérémie Claeys, illustrateur

    Comment construire sa carrière d'illustrateur en pensant à l'avenir ?

    Dessiner sans penser à demain.
    Dessiner juste pour se faire plaisir.
    Dessiner parce qu'on en a besoin.
    Dessiner tout seul dans sa chambre et oublier de montrer son travail.
    Puis lever le nez et voir le mur.

    Tout cela décrit exactement ce que n'est pas mon invité. Car lui construit sa carrière en avançant de petites pierres lentement mais sûrement en sachant exactement où il veut aller. Il n'hésite pas à contacter ceux qui l'inspirent au point qu'ils en deviennent souvent des contacts réguliers voire des amis.

    Et se faire connaître et reconnaître par ceux qui le sont déjà est un immense atout au sein de cette foule d'invisibles.

    Jérémie Claeys nous explique avec passion comment il mène sa barque autour du monde en choisissant avec soin chacune de ses escales.

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    N°10 - Folco Chevallier, écrivain et entrepreneur

    Quand on écrit un livre, on apprécie de le voir lu. Le talent pourtant seul ne suffit pas, il faut aussi savoir en parler et le vendre.

    J'ai rencontré mon invité dans un espace de coworking, le Remix, lieu d'où j'enregistre ce podcast. Et dans ce genre d'espaces, il y a de tout, mais surtout beaucoup d'entrepreneurs et de startupers, ainsi que des auteurs et créatifs de tous horizons.

    Il m'a surpris car il était à la croisée de tous ces chemins. Il vient du monde de l'entreprenariat, et a décidé d'entreprendre sa vie d'auteur avec une approche très américaine de la réussite.

    Il a aussi décidé d'aider les auteurs à entreprendre leur vie d'artiste car en France, nous avons une fâcheuse tendance à penser que l'artiste doit vivre d'amour et d'eau fraîche pour s'accomplir dans son art, alors que non. Un artiste doit comprendre les rouages du marketing pour réussir.

    L'esprit naturellement curieux de mon invité nous a permis d'aborder quantité de sujets différents, de la programmation à l'écriture en passant par le commerce et autres étrangetés paranormales. Le temps s'est ralenti, cet épisode aussi, un petit peu. Vous voilà prévenu. Folco Chevallier en est l'auteur, entre autres.

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    N°9 - Julie Flogeac, Illustratrice et interactive designer

    Comment s'écouter soi-même sans suivre les tendances ?

    J'adore les meet-ups créatifs. On y voit des gens parler de leur travail d'illustrateur, d'animateur, ou de designer et montrer leurs projets sortant de l'ordinaire. Comme à la grande époque des Pecha Kuecha, vous savez ces rendez-vous parlés dans lesquels les intervenants ont dix minutes pour présenter un seul projet.

    C'est évidemment l'occasion de rencontrer des gens passionants, et le dernier auquel j'ai assisté n'y a pas échappé. C'était Meet The Talents, organisé par Adobe et Le Laptop, un espace de coworking qui tient aussi lieu de galerie d'art. Mon invitée y a donc présenter de magnifiques projets, et y a exposé récemment une partie de ses oeuvres.

    J'ai été particulièrement surpris lorsqu'elle a commencé à faire circuler ce qui ressemblait à des originaux dans les rangs des spectateurs.

    Vous comprendrez pourquoi en écoutant ce neuvième épisode d'Exquises Esquisses. Julie Flogeac est une illustratrice, une designer graphique et interactive avec une vision très personnelle. Une artiste en somme.

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    N°8 - Liane-Cho Han, animateur et storyboardeur

    Savoir ce qu’on veut et donner tout ce qu’on a

    Il est difficile de choisir sa voie, surtout au sortir du lycée, et bien souvent, ce choix est dicté par l’entourage proche. Un métier stable et rémunérateur est évidemment plus rassurant, mais si on écoute vraiment son coeur, il arrive que la surprise soit de mise.

    C’est ce qui est arrivé à mon huitième invité, qui s’est jeté corps et âme dans une activité à laquelle il n’avait jamais pensé auparavant. Et quand, dans un précédent épisode, je citais Jacques Brel qui disait “le talent c’est l’envie”, cette citation prend ici tout son sens.

    Au fil de la discussion, il est apparu que ce dévouement et cette combativité est un trait de caractère notable de Liane-Cho Han, animateur et artiste storyboardeur, qui nous emmène dans cet entretien jusqu’à l’autre bout du monde… Et tout en haut.

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    N°7 - Caroline Attia, réalisatrice de films d'animation, illustratrice

    Comment se challenger dès 6 ans ?

    Qu’est ce que le talent ? Est-ce que le don existe ? Une bonne fée aurait-elle pu nous attribuer des compétences d’un simple coup de baguette magique ? Jacques Brel disait « le talent, c’est l’envie ». Une belle approche ! Et sans doute n’était-il pas loin de la vérité !

    Combien d’histoires ai-je entendu d’élèves apparemment doués mais qui, ne travaillant pas assez, se font très vite rattrapés par ceux qui s’acharnent ? Le don seul, si vraiment il existe, ne suffit pas. Il faut l’entretenir avec beaucoup de pratique. Et pour s’y mettre vraiment sérieusement, il faut avoir sacrément envie.

    Alors comment naît cette envie ? Parfois avec le défi que vous lancent vos proches : « tu n’y arriveras jamais », « tu finiras clochard », « ton copain est vraiment très doué ». Parfois c’est le plaisir incommensurable que peut vous procurer certains artistes, et vous avez tout simplement le besoin de procurer le même plaisir. Enfin, elle peut être juste provoquée par un manque que vous essaierez de combler.

    Découvrez comment le talent de Caroline Attia, illustratrice, réalisatrice de films d’animation et septième invitée de ce podcast, s’est déclaré.

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    N°6 - Rémi Chayé, réalisateur de films d'animation

    Comment prendre les bonnes décisions le plus vite possible ?

    A l’heure où tout est numérisé et qu’on n’a plus besoin de se déplacer pour lire un livre, regarder un film, ou écouter un disque, je me suis inscrit à la médiathèque de mon quartier et ai payé pour pouvoir venir chercher des CDs et des DVDs. Cette médiathèque envoie régulièrement une newsletter que je consulte assidûment pour connaître leurs dernières acquisitions. J’ai ainsi pu voir Ma vie de Courgette par exemple, avant qu’il ne soit disponible à la location.

    Je suis particulièrement attentif aux dessins animés, car non, ils ne sont pas réservés aux enfants, et j’adore ça. Dans une de leur newsletter en 2017 apparaît donc la jaquette d’un film d’animation dont la couverture est plutôt engageante. Je le réserve et le regarde.

    La claque.

    La finesse de l’animation et la beauté des personnages et des paysages sont époustouflants. Le réalisateur est arrivé à faire passer énormément d’émotions sans aucun artifice. Uniquement avec une justesse incroyable. Ce film est tellement beau que j’en ai fait l’apologie auprès de ma famille et de mes amis. C’est ainsi que j’ai eu la très bonne surprise d’apprendre que l’un d’eux connaissait l’initiateur et pouvait me mettre en contact.

    Rémi Chayé est un homme généreux, bienveillant et très talentueux. Il est l’invité du sixième épisode de ce podcast.

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    N°5 - Sylvain Sarrailh, concept artist

    Ne jamais dire non lorsque l'on débute

    Nous développons tous des aptitudes particulières liées à nos sens. Certains sont submergés par les sons, d’autres sont plus tactiles. Pour ma part, je suis quelqu’un de visuel. Je ne retiens un texte que si je l’ai lu. Cette forme d’appréhension du monde m’a poussé naturellement vers le plaisir de la dégustation visuelle. Les belles images, celles qui font passer une émotion, celles qui délivrent un message, ou celles qui illustrent. Les peintures d’avant autant que les illustrations contemporaines.

    Aujourd’hui, Internet nous submerge avec les Pinterest, les YouTube, ou autre Artstation. Tellement que nous sommes tous influencés par les mêmes images qui nous poussent à en produire nous-mêmes qui se ressemblent un peu toutes. On assiste donc à une espèce de standardisation du dessin de personnage ou d’environnement.

    Alors quand on tombe sur des univers différents, plus colorés, plus chaleureux, plus accueillants, on creuse un peu plus. Un nouveau monde s’ouvre à nous et on est heureux. Et c’est exactement ce qu’il m’est arrivé sur twitter. J’ai trouvé cet artiste fabuleux qui postait non seulement des images magnifiques de sa production, mais en plus des images oubliées d’artistes extraordinaires.

    Alors quand j’ai posté mon premier podcast sur twitter, et que j’ai vu que cet artiste avait aimé ce post, je lui ai évidemment tout de suite demandé s’il voulait participer.

    Sylvain Sarrailh peint pour le jeu vidéo, le cinéma, la bande dessinée. Il est en cours de production de son propre jeu indépendant. Il est l’invité de ce cinquième épisode, et nous raconte son métier avec passion.

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    N°4 - Thierry Gaudin, auteur

    Comment s'obliger à suivre son instinct ?

    Je suis indépendant et travaille en espace de coworking, mais vous le savez peut-être déjà. Il y a une époque où mon petit plaisir était d’arriver très tôt le matin au travail, à l’heure où le soleil se lève, et les oiseaux vont chercher à manger. A l’heure où un humain normal reste bien au chaud sous sa couette à rêver d’un monde meilleur. C’est d’ailleurs sans doute ce que je ferai aujourd’hui.

    A cette heure-ci, le calme règne. J’allume les lumière, éteint l’alarme, pose mes affaires, et profite d’une boisson chaude avant d’attaquer une journée chargée. Souvent, les coworkers tardaient à venir, et je profitais alors d’une productivité sans faille.

    Mais à une certaine rentrée, au mois de septembre d’il y a quelques années, j’ai été surpris d’avoir été devancé par quelqu’un d’autre. Nous n’avons pas été long à nous rapprocher et trouver du plaisir dans nos discussions. Plaisir qui a mis à mal notre désir de productivité respectif, mais qui nous a énormément enrichi (en tout cas moi c’est sûr).

    Cette présence inhabituelle essayait d’écrire un livre sur son métier d’avant, conseiller principal d’éducation. Ce livre est désormais en librairie, et s’appelle “Égaré”. Son auteur d’appelle Thierry Gaudin et il est mon quatrième invité.

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    N°3 - Samuel Burkardt, créateur de films graphiques

    Comment y arriver même sans faire d'études spécifiques ?

    Il n’est pas évident de trouver sa voie surtout lorsqu’on n’est pas guidé. Et c’est un peu l’objet de ce podcast : comment se frayer un chemin dans le vaste champ des possibles ? Comment être sûr que celui qu’on a choisi est bien le bon ? Il n’y a pas de réponses toute faite et elle est différente pour chaque personne. Parfois les voies classiques s’imposent, et parfois rien. Juste les copains, l’environnement, les opportunités.

    Samuel Burkardt, l’invité de ce troisième épisode, est de ceux-là. Son parcours atypique est extraordinairement encourageant pour tous ceux qui se demandent si les études supérieures sont vraiment nécessaires, et pour tous ceux qui n’y auront jamais accès. Les rencontres l’ont construit, son talent a fait le reste.

    Ecoutez donc comment un chemin aussi tortueux peut devenir une force.

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    N°2 - Virginie Blancher, illustratrice coloriste

    Comment allier toutes ses passions en une seule ?

    Je dois une fière chandelle à celui qui a inventé l’espace de coworking. Encore plus à ceux qui ont osé les monter. Ces espaces conviviaux dans lesquels des “résidents” côtoient des gens de passage, et se réunissent autour d’un repas, d’un café, ou même d’une bière (oui j’ose la bière) pour refaire le monde. Quand on est indépendant, c’est une vraie bouffée d’air à tous les niveaux. Big up donc et merci à Pauline Thomas, Anthony Gutman, ou encore Hanane El Jamali et bien d’autres pour avoir rendu tout cela possible !...

    On y croise toute sorte de profils, écrivains, scénaristes, développeurs, startuppeurs, graphistes, UX Designers (demandez-leur ce que ça veut dire) et j’en passe…

    On y croise même parfois des illustrateurs. Mais ceux-là se font rares dans les espaces de coworking car ils s’installent plutôt en ateliers. Alors quand on en croise un, on l’observe de loin, on l’approche délicatement, à pas feutrés, pour ne pas le déranger. On ose un premier regard au-dessus de l’épaule (astuce : je dis ça juste pour romancer un peu mais ne faites jamais ça avec un illustrateur, ou l’oiseau s’envolerait très vite).

    Puis on s’attarde sur les pinceaux, les aquarelles, les pots d’eau, les encres. On pose plein de questions afin d’essayer de comprendre comment la magie opère.

    C’est un peu comme ça que j’ai rencontré Virginie Blancher, coloriste de bande dessinée et illustratrice, l’invitée du deuxième épisode de ce podcast.

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    N°1 - Frédéric Agid, illustrateur tatoueur

    Trouver une stratégie pour vivre de ses illustrations

    Graver à jamais sur ma peau un dessin inspiré de mes illustrateurs favoris m’a toujours attiré. Voir ces gravures sur le corps des autres me fascinait. Comprendre le sens de ces fresques immuables me touchait. J’aurais pu moi aussi me faire tatouer si mon goût pour les belles choses ne changeait pas régulièrement. Il y a 20 ans j’aurais pu.

    Et puis la tatoomania est arrivée. Impossible de sortir de chez soi sans voir un bras imprimé. Les salons de tatouage remplaçaient les salons de coiffure. La mode du piercing, balayée. Sans m’en rendre compte, il y a 20 ans, j’ai failli succomber à cette mode grandissante. Je m’imagine rempli de remords en pensant à cette mauvaise illustration qui m’aurait accompagné pour l’éternité. Un(e) tatoué(e) vous expliquera que même s’il ne l’aime plus, elle fait partie de sa vie. Mais je l’avoue, cette envie s’est un peu calmée.

    Le tatouage, c’est un peu comme le podcast. Je commence le mien en me rendant bien compte que je suis à l’aube d’une ère nouvelle pour ce format, en tout cas en France puisque d’autres pays le subliment depuis plusieurs années déjà. J’en découvre de nouveaux tous les jours, tous aussi passionnants les uns que les autres. Et j’espère que le mien le sera tout autant. Et qu’il durera.

    Alors pour ce premier épisode, c’est évidemment avec un tatoueur que je m’entretiens. Un tatoueur un peu spécial, puisqu’il l’est devenu par nécessité de vivre de ses illustrations. Son vrai plaisir est de raconter des histoires en adéquation avec la personnalité de ses client∙e∙s. Le genre de vision qui pourrait me redonner envie d’un petit tatouage. D’ailleurs, une grande partie de sa clientèle vient pour la première fois.

    Son studio se situe dans les termes d’une ancienne maison close. Il nous vient tout droit des années folles, il est beau et moustachu, il est François Agid.

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